Justice & Libertés lutte contre l'extrême droite, la diffusion et la banalisation de ses idées, contre toutes les formes de racisme et de discrimination; défend le principe de laïcité, le vivre ensemble dans la diversité; dénonce les atteintes aux droits et les contrôles au faciès, l'état d'urgence et le traitement honteux des exilés et des réfugiés
samedi 26 janvier 2013
dimanche 20 janvier 2013
samedi 19 janvier 2013
lundi 14 janvier 2013
L’ÉGALITÉ C'EST MAINTENANT
Non à l’homophobie.
Oui à l’égalité des droits
Après la
présentation en Conseil des Ministres en Novembre ; après les auditions
parlementaires courant décembre, le projet de loi sur le mariage pour les
couples de même sexe et la reconnaissance de l’homoparentalité sera déposé au
Parlement le 29 janvier pour un vote début février.
La manifestation du
13 janvier 2013 a malheureusement montré que beaucoup de nos concitoyens sont
opposés à cette loi, et que le pire de la transphobie, lesbophobie, homophobie
peut encore s’exprimer dans la rue et fait des victimes
Parce que pour nous,
ce projet de loi est avant tout une question d’égalité de droits ;
Parce que dans un
pays laïc, géré par les valeurs affirmées aux frontons de nos écoles et de nos
mairies, le législateur ne doit pas se soumettre aux pressions de groupes
religieux ;
Parce qu’il s’agit
là d’un engagement du candidat Hollande et que nous croyons que l’honneur du
politique est de tenir ses engagements ;
Nous appelons toutes
les citoyennes et les citoyens à se joindre à la
Manifestation- 19 Janvier-14h30
Place De Lattre De Tassigny (Place de la Bourse ) pour nous diriger
vers la Place Kléber.
A l’appel de l’Inter
LGBT se dérouleront à la même date de nombreuses manifestations dans des villes
de province avant un grand rassemblement pour soutenir le projet de loi le
dimanche 27 janvier à Paris.
Nous savons que cette loi n’est qu’un pas dans la
lutte contre les discriminations qui gangrènent encore notre société, notamment
celles qui touchent les personnes LGBTI. C’est pourquoi après le vote de cette
loi, nous demeurerons particulièrement vigilants sur les points suivants :
·
Un des autres engagements de François Hollande était le respect des
droits fondamentaux des personnes Trans avec une réforme législative leur
permettant d’avoir des papiers d’identité conformes à leur genre sans
obligation de stérilisation ou de parcours médical ;
·
Le mariage pour tous devra mener à favoriser l’obtention de titre de
séjour pour les partenaires étrangers
·
Pour combattre les discriminations
que sont l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie, il est urgent de
lancer un vrai plan national de lutte et de prévention notamment en milieu
scolaire et universitaire
Signataires :
ATTAC,
Carrefour des Chrétiens Inclusifs, Europe
Ecologie les verts ; FestiBad ; FestiGays ; HES (Homosexualité
et Socialisme) ; David et Jonathan Strasbourg ; Justice &
Libertés [AMD (Amis du Monde Diplomatique) – APK (Amis du
Peuple Kurde)- ATTAC Vosges du Nord- CJACP – Comprendre et s’engager– DAL 67-
FSU – Laïcité d’accord !– LDH 67– MFPF 67– Comité de Strasbourg du MRAP- Parti Communiste
Français (PCF)- Parti de Gauche (PG)– Parti Socialiste (PS)– Pas/sages– Ras
l’front– SNES FSU– SNUEP FSU- SNUIPP FSU– Théâtre du Potimarron – UJFP – UNSA-
UNSA éducation] ; La Lune ;
La Station Centre Lesbien Gay Bi Trans’Intersexe
Strasbourg/Alsace [Affinités
colmariennes ; AIDES
Bas-Rhin ; Alsarando ;
APGL ; BEIT HAVERIM ; Pelicanto ;
FestiBad ; FestiGays ;
L'Autre Cercle Alsace ; Les Oublié-e-s
de la Mémoire - Délégation Alsace ; Mobilisnoo; Égalité dans la
Diversité ; David & Jonathan (Strasbourg); l'Hêtre ; La Lune ;
Milite-Terre ; Codissol ; TEJE ;
SOS Homophobie (Alsace) ; SOS
Hépatites (Alsace)] ; MJS (Mouvement des jeunes socialistes) ; Mouvement des Jeunes Communistes de France; N.P.A ; Osez le Féminisme 67 ; Parti socialiste délégation du
Bas Rhin SOS Homophobie délégation Alsace ; UNEF Strasbourg
mercredi 9 janvier 2013
Solidarité avec les sans-papiers
Communiqué
Strasbourg, le 09 janvier 2013
Depuis
le 2 novembre 2012, une centaine de sans-papiers a commencé une grève de la
faim afin d’obtenir des papiers, en occupant une église.
Expulsés
de l’église, ils campent sous une grande tente sur le parvis de l’édifice
religieux et refusent de quitter les lieux tant qu’ils n’auront pas obtenu gain
de cause.
Au
ministère de l’intérieur, on explique que la feuille de route reste la
circulaire du 28 novembre : pour être régularisés, les sans-papiers
doivent justifier d’un emploi et avoir des fiches de paye. Mais la plupart des
sans-papiers sont employés au noir. (Le Monde du 08 janvier 2013).
On
voit bien qu’au lieu de faire la chasse aux travailleurs sans-papiers et d’envoyer
la police arrêter et expulser les travailleurs immigrés, le ministère de
l’intérieur devrait aller voir dans les entreprises ce qui s’y passe.
Nous appelons au respect de
la dignité humaine, à la mise
à l’index des entreprises voyous qui profitent
du
travail
des immigrés sans-papiers. Nous demandons la
reconnaissance du travail de ces ouvriers clandestins qui, par
leur labeur, participent activement à l’enrichissement du
pays.
Nous demandons leur régularisation immédiate. Nous appelons à soutenir les manifestations de solidarité avec les sans-papiers :
Nous demandons leur régularisation immédiate. Nous appelons à soutenir les manifestations de solidarité avec les sans-papiers :
A Strasbourg samedi 12 janvier 2013- 15 h- place Kléber
mercredi 5 décembre 2012
Communiqué de Justice & Libertés: Nazis dehors
Communiqué
Strasbourg,
le 5 décembre 2012
Nazis dehors
Le groupuscule néonazi «Jeunesses Nationalistes Alsace» annonce
l’organisation d’une rencontre militante, dimanche 16 décembre à 14 h 30, avec
deux néonazis notoires Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti.
Qui est Alexandre Gabriac ?
Selon le blog collectifvigilance
69, «Gabriac adhère au FNJ (Front National Jeunesse) en 2004, à l’âge de 13
ans. En août 2009, il est nommé secrétaire régional du FNJ en Rhône-Alpes. En
mars 2010, il est élu conseiller régional et en été 2012, il rend publique son
adhésion aux Jeunes avec Gollnisch. Le 16 janvier 2011, il est élu au Comité
central du Front national. Le 15 octobre 2011, il crée les Jeunesses
nationalistes à Lyon, lors du Forum de la nation, avec Pierre Sidos, président
de l’Œuvre française, André Gandillon, directeur de Militant, Jérôme Bourbon,
directeur de Rivarol, Alberto Torresano, de la Phalange Espagnole. Le symbole
des JN n’est rien moins qu’un aigle avec une couronne de laurier.»
De son côté, Alexandre Gabriac a
été exclu du Front national en avril 2011, après diffusion d’une photo le
montrant en train de faire le salut nazi.
L’organisation néofasciste
«Jeunesses nationalistes», composée exclusivement d’éléments à l’idéologie
fasciste, représente la partie ouvertement d’extrême-droite que le Front
national, pour tenter de se faire une respectabilité, ne peut plus ouvertement
revendiquer.
La présence d’Alexandre Gabriac à
Strasbourg a pour objectif de renforcer les «Jeunesses nationalistes» en
Alsace. Au même titre que le Front national, les «Jeunesses nationalistes»
représentent un vrai danger pour les libertés démocratiques, le progrès social,
la République et l’Etat de Droit. C’est pourquoi, nous appelons nos concitoyens
à la plus grande vigilance.
Pour l’instant, nous ne savons
pas où se tiendra la réunion-débat des «Jeunesses nationalistes». Aussitôt que
le lieu sera connu, nous vous inviterons à un rassemblement pour dénoncer sa
tenue.
Comité de
vigilance
Communiqué de Justice & Libertés. L'UMP: le naufrage
Communiqué
Strasbourg, le 04 décembre 2012
L’UMP :
le naufrage
Voici
ce que nous écrivions dans le bulletin 49 de novembre- décembre
2012 : «Il y a du travail à l’UMP. Saura-t-elle revenir au bercail
républicain ou continuera-t-elle à courir derrière le FN ? (…) Un
sombre avenir attend l’UMP.»
En
ce qui concerne le collectif Justice & Libertés, et ce depuis plus
de huit ans, nous avons mis en garde contre le flirt de l’UMP avec l’extrême
droite. Dans un article intitulé «Jusqu’où ira l’extrême droitisation de l’UMP»
(Bulletin n° 40-avril 2011) nous avons écrit : «Nicolas Sarkozy,
Jean-François Copé, Gérard Longuet- qui a participé à la rédaction du programme
du Front national et de la charte du GUD-Brice Hortefeux, Eric Besson, Claude
Guéant, Chantal Brunel, la trentaine de députés du «collectif de la droite
populaire» de l’UMP, ouvertement racistes, ça fait un paquet à la tête de
l’Etat. Peut-on encore qualifier cette «tête » de républicaine ? La
question mérite d’être posée».
Copé
ou Fillon ? Les deux protagonistes ne manquent pas une occasion de se
réclamer de l’«héritage» de Sarkozy.
Voici
quelques exemples de cet héritage : violence à l’égard des corps
intermédiaires, culpabilisation des salariés, attaque systématique des acquis
sociaux, orientation des flux financiers vers les ultra riches, ceux-là même qui veulent résider à l’étranger pour
payer encore moins d’impôts, alors qu’ils en payent beaucoup moins que le
commun des mortels en pourcentage de leurs revenus. Ces héritages sont autant
de marques de la période sarkozyste dont sont fiers les deux protagonistes qui
souhaitent s’approprier la présidence de l’UMP.
Au
lieu d’être garant de la Constitution, Nicolas Sarkozy a prêché pour les «racines
chrétiennes de la France». C’est encore lui qui a diffusé un climat de
tension et de haine au sein de l’Etat et dans la société française en insistant
sur l’«identité nationale» ou en stigmatisant constamment les étrangers,
les chômeurs, les jeunes, les retraités, les fonctionnaires, les Musulmans et
les Roms dans son discours de Grenoble du 30 juillet 2010. Lors de la campagne
présidentielle, il a même dépassé les bornes en voulant célébrer, à l’instar de
Pétain, la «vraie fête du travail».
Arriva
ce qui devait arriver : «La droite française n’a plus de colonne
vertébrale idéologique, elle est ouverte aux quatre vents»(1).
L’ombre
de Patrick Buisson, ce transfuge de l’extrême- droite et ancien conseiller de
Nicolas sarkozy, plane toujours au-dessus des rivaux pour la présidence de
l’UMP. Ainsi, la «Droite forte» copéiste et la «Droite sociale» filloniste
s’inspirent de Patrick Buisson.
Pourtant,
si on en croit Françoise Fressoz(2), l’ex-premier ministre veut «défendre
le rassemblement de la droite et du centre, les valeurs républicaines, le
service de l’intérêt général». Toujours selon la journaliste, il [François
Fillon] refuse la droitisation de l’UMP commencée par Nicolas Sarkozy. Or, la
situation est vraiment confuse et François Fillon ne s’est jamais démarqué de
l’ère Sarkozy. Une clarification s’impose.
Le
naufrage de l’UMP dans la vase de l’extrême droite est la conséquence logique
d’un parti politique qui a perdu son âme républicaine.
Comité
de vigilance
(1) Nicolas Lebourg-
Politis du 29 novembre au 5 décembre 2012.
(2) Le Monde du 1er
décembre 2012.
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