lundi 14 janvier 2013

L’ÉGALITÉ C'EST MAINTENANT



Non à l’homophobie.
Oui à l’égalité des droits

Après la présentation en Conseil des Ministres en Novembre ; après les auditions parlementaires courant décembre, le projet de loi sur le mariage pour les couples de même sexe et la reconnaissance de l’homoparentalité sera déposé au Parlement le 29 janvier pour un vote début février.
La manifestation du 13 janvier 2013 a malheureusement montré que beaucoup de nos concitoyens sont opposés à cette loi, et que le pire de la transphobie, lesbophobie, homophobie peut encore s’exprimer dans la rue et fait des victimes
Parce que pour nous, ce projet de loi est avant tout une question d’égalité de droits ;
Parce que dans un pays laïc, géré par les valeurs affirmées aux frontons de nos écoles et de nos mairies, le législateur ne doit pas se soumettre aux pressions de groupes religieux ;
Parce qu’il s’agit là d’un engagement du candidat Hollande et que nous croyons que l’honneur du politique est de tenir ses engagements ;
Nous appelons toutes les citoyennes et les citoyens à se joindre à la

Manifestation- 19 Janvier-14h30
Place De Lattre De Tassigny (Place de la Bourse) pour nous diriger vers la Place Kléber.

A l’appel de l’Inter LGBT se dérouleront à la même date de nombreuses manifestations dans des villes de province avant un grand rassemblement pour soutenir le projet de loi le dimanche 27 janvier à Paris.
Nous savons que cette loi n’est qu’un pas dans la lutte contre les discriminations qui gangrènent encore notre société, notamment celles qui touchent les personnes LGBTI. C’est pourquoi après le vote de cette loi, nous demeurerons particulièrement vigilants sur les points suivants :
·         Un des autres engagements de François Hollande était le respect des droits fondamentaux des personnes Trans avec une réforme législative leur permettant d’avoir des papiers d’identité conformes à leur genre sans obligation de stérilisation ou de parcours médical ;
·         Le mariage pour tous devra mener à favoriser l’obtention de titre de séjour pour les partenaires étrangers
·         Pour combattre les discriminations  que sont l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie, il est urgent de lancer un vrai plan national de lutte et de prévention notamment en milieu scolaire et universitaire

Pour toutes et tous, L’EGALITE C’EST MAINTENANT

Signataires :
ATTAC, Carrefour des Chrétiens Inclusifs, Europe Ecologie les verts ; FestiBad ; FestiGays ; HES (Homosexualité et Socialisme) ; David et Jonathan Strasbourg ; Justice & Libertés [AMD (Amis du Monde Diplomatique) – APK (Amis du Peuple Kurde)- ATTAC Vosges du Nord- CJACP – Comprendre et s’engager– DAL 67- FSU – Laïcité d’accord !– LDH 67– MFPF 67– Comité de Strasbourg du MRAP- Parti Communiste Français (PCF)- Parti de Gauche (PG)– Parti Socialiste (PS)– Pas/sages– Ras l’front– SNES FSU– SNUEP FSU- SNUIPP FSU– Théâtre du Potimarron – UJFP – UNSA- UNSA éducation] ; La Lune ;  La Station  Centre Lesbien Gay Bi Trans’Intersexe Strasbourg/Alsace [Affinités colmariennes ; AIDES Bas-Rhin ; Alsarando ; APGL ; BEIT HAVERIM ;  Pelicanto ; FestiBad ; FestiGays ; L'Autre Cercle Alsace ; Les Oublié-e-s de la Mémoire - Délégation Alsace ; Mobilisnoo; Égalité dans la Diversité ; David & Jonathan (Strasbourg); l'Hêtre ; La Lune ; Milite-Terre ;  Codissol ; TEJE ; SOS Homophobie (Alsace) ; SOS Hépatites (Alsace)] ;  MJS (Mouvement des jeunes socialistes) ; Mouvement des Jeunes Communistes de France; N.P.A ; Osez le Féminisme 67 ; Parti socialiste délégation du Bas Rhin  SOS Homophobie délégation Alsace ;  UNEF Strasbourg

mercredi 9 janvier 2013

Solidarité avec les sans-papiers



            Communiqué
                      Strasbourg, le 09 janvier 2013

Depuis le 2 novembre 2012, une centaine de sans-papiers a commencé une grève de la faim afin d’obtenir des papiers, en occupant une église.

Expulsés de l’église, ils campent sous une grande tente sur le parvis de l’édifice religieux et refusent de quitter les lieux tant qu’ils n’auront pas obtenu gain de cause.

Au ministère de l’intérieur, on explique que la feuille de route reste la circulaire du 28 novembre : pour être régularisés, les sans-papiers doivent justifier d’un emploi et avoir des fiches de paye. Mais la plupart des sans-papiers sont employés au noir. (Le Monde du 08 janvier 2013).

On voit bien qu’au lieu de faire la chasse aux travailleurs sans-papiers et d’envoyer la police arrêter et expulser les travailleurs immigrés, le ministère de l’intérieur devrait aller voir dans les entreprises ce qui s’y passe.

Nous appelons au respect de la dignité humaine,  à  la  mise  à  l’index  des  entreprises voyous   qui   profitent   du   travail  des  immigrés  sans-papiers.  Nous   demandons   la reconnaissance du travail de ces ouvriers  clandestins  qui,  par  leur  labeur,  participent activement à l’enrichissement du pays.

Nous  demandons   leur   régularisation   immédiate.   Nous   appelons   à   soutenir   les manifestations de solidarité avec les sans-papiers :

A Strasbourg samedi 12 janvier 2013- 15 h- place Kléber

                                                                   Comité de vigilance

mercredi 5 décembre 2012

Communiqué de Justice & Libertés: Nazis dehors


            
           Communiqué
         Strasbourg, le 5 décembre 2012

                                             Nazis dehors
                   
Le groupuscule néonazi «Jeunesses Nationalistes Alsace» annonce l’organisation d’une rencontre militante, dimanche 16 décembre à 14 h 30, avec deux néonazis notoires Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti.

Qui est Alexandre Gabriac ?
Selon le blog collectifvigilance 69, «Gabriac adhère au FNJ (Front National Jeunesse) en 2004, à l’âge de 13 ans. En août 2009, il est nommé secrétaire régional du FNJ en Rhône-Alpes. En mars 2010, il est élu conseiller régional et en été 2012, il rend publique son adhésion aux Jeunes avec Gollnisch. Le 16 janvier 2011, il est élu au Comité central du Front national. Le 15 octobre 2011, il crée les Jeunesses nationalistes à Lyon, lors du Forum de la nation, avec Pierre Sidos, président de l’Œuvre française, André Gandillon, directeur de Militant, Jérôme Bourbon, directeur de Rivarol, Alberto Torresano, de la Phalange Espagnole. Le symbole des JN n’est rien moins qu’un aigle avec une couronne de laurier.»

De son côté, Alexandre Gabriac a été exclu du Front national en avril 2011, après diffusion d’une photo le montrant en train de faire le salut nazi.

L’organisation néofasciste «Jeunesses nationalistes», composée exclusivement d’éléments à l’idéologie fasciste, représente la partie ouvertement d’extrême-droite que le Front national, pour tenter de se faire une respectabilité, ne peut plus ouvertement revendiquer.

La présence d’Alexandre Gabriac à Strasbourg a pour objectif de renforcer les «Jeunesses nationalistes» en Alsace. Au même titre que le Front national, les «Jeunesses nationalistes» représentent un vrai danger pour les libertés démocratiques, le progrès social, la République et l’Etat de Droit. C’est pourquoi, nous appelons nos concitoyens à la plus grande vigilance.

Pour l’instant, nous ne savons pas où se tiendra la réunion-débat des «Jeunesses nationalistes». Aussitôt que le lieu sera connu, nous vous inviterons à un rassemblement pour dénoncer sa tenue.

                                                                          Comité de vigilance

Communiqué de Justice & Libertés. L'UMP: le naufrage



              Communiqué

                               Strasbourg, le 04 décembre 2012

              L’UMP : le naufrage

Voici ce que nous écrivions dans le bulletin 49 de novembre- décembre 2012 : «Il y a du travail à l’UMP. Saura-t-elle revenir au bercail républicain ou continuera-t-elle à courir derrière le FN ? (…) Un sombre avenir attend l’UMP.»

En ce qui concerne le collectif Justice & Libertés, et ce depuis plus de huit ans, nous avons mis en garde contre le flirt de l’UMP avec l’extrême droite. Dans un article intitulé «Jusqu’où ira l’extrême droitisation de l’UMP» (Bulletin n° 40-avril 2011) nous avons écrit : «Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, Gérard Longuet- qui a participé à la rédaction du programme du Front national et de la charte du GUD-Brice Hortefeux, Eric Besson, Claude Guéant, Chantal Brunel, la trentaine de députés du «collectif de la droite populaire» de l’UMP, ouvertement racistes, ça fait un paquet à la tête de l’Etat. Peut-on encore qualifier cette «tête » de républicaine ? La question mérite d’être posée».

Copé ou Fillon ? Les deux protagonistes ne manquent pas une occasion de se réclamer de l’«héritage» de Sarkozy.

Voici quelques exemples de cet héritage : violence à l’égard des corps intermédiaires, culpabilisation des salariés, attaque systématique des acquis sociaux, orientation des flux financiers vers les ultra riches, ceux-là même qui veulent résider à l’étranger pour payer encore moins d’impôts, alors qu’ils en payent beaucoup moins que le commun des mortels en pourcentage de leurs revenus. Ces héritages sont autant de marques de la période sarkozyste dont sont fiers les deux protagonistes qui souhaitent s’approprier la présidence de l’UMP.

Au lieu d’être garant de la Constitution, Nicolas Sarkozy a prêché pour les «racines chrétiennes de la France». C’est encore lui qui a diffusé un climat de tension et de haine au sein de l’Etat et dans la société française en insistant sur l’«identité nationale» ou en stigmatisant constamment les étrangers, les chômeurs, les jeunes, les retraités, les fonctionnaires, les Musulmans et les Roms dans son discours de Grenoble du 30 juillet 2010. Lors de la campagne présidentielle, il a même dépassé les bornes en voulant célébrer, à l’instar de Pétain, la «vraie fête du travail».

Arriva ce qui devait arriver : «La droite française n’a plus de colonne vertébrale idéologique, elle est ouverte aux quatre vents»(1).

L’ombre de Patrick Buisson, ce transfuge de l’extrême- droite et ancien conseiller de Nicolas sarkozy, plane toujours au-dessus des rivaux pour la présidence de l’UMP. Ainsi, la «Droite forte» copéiste et la «Droite sociale» filloniste s’inspirent de Patrick Buisson.

Pourtant, si on en croit Françoise Fressoz(2), l’ex-premier ministre veut «défendre le rassemblement de la droite et du centre, les valeurs républicaines, le service de l’intérêt général». Toujours selon la journaliste, il [François Fillon] refuse la droitisation de l’UMP commencée par Nicolas Sarkozy. Or, la situation est vraiment confuse et François Fillon ne s’est jamais démarqué de l’ère Sarkozy. Une clarification s’impose.

Le naufrage de l’UMP dans la vase de l’extrême droite est la conséquence logique d’un parti politique qui a perdu son âme républicaine.

                                                                        Comité de vigilance

(1)  Nicolas Lebourg- Politis du 29 novembre au 5 décembre 2012.
(2)  Le Monde du 1er décembre 2012.